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La conférence des droits de l’homme tenue par le régime égyptien est un leurre

 

Aimen Nou

 

La conférence des droits de l’homme tenue par le régime égyptien est un leurre

 

En ma qualité de président  de l’Union des forces nationales égyptiennes, qui regroupent  les différents spectres de l’opposition égyptienne, je constate que la conférence tenue par le président El Sissi, le 11 septembre, pour annoncer  la soi-disant « Stratégie nationale pour les droits de l’homme », les résultats de cette conférence n’ont pas inclus de réelles mesures pour améliorer la détérioration de la situation des droits de l’homme en Egypte. Ainsi que la déclaration conjointe de 31 pays lors de la 46e session du Conseil des droits de l’homme en mars 2021, et cette stratégie a également ignoré les rapports internationaux des organes internationaux des droits de l’homme.

 

Les forces nationales égyptiennes (représentées par leurs syndicats) confirment que cette stratégie ne s’adressait pas à l’intérieur, ni à la réalité égyptienne, autant qu’il s’agissait d’une tentative ratée de tromper l’opinion publique internationale, qui en est venue à croire que le le régime égyptien n’a pas la volonté politique d’améliorer les conditions des libertés et des droits de l’homme en Égypte, et peut-être que la décision américaine de réduire de 130 millions de dollars l’aide américaine à l’Égypte, quelques heures après l’annonce de cette stratégie, est la preuve de l’échec de cette stratégie à faire un quelconque pas en avant dans le dossier des libertés et des droits de l’homme.

 

Nous demandons au monde libre et à la communauté internationale de soutenir les demandes égyptiennes de réformes  et de liberté, dont les plus importantes sont les suivantes :

 

1/ Annulation des amendements constitutionnels apportés en avril 2019, qui ont prolongé le mandat de Sissi en violation des dispositions des constitutions de 2012 et 2014

 

2/  La libération de tous les prisonniers politiques, et la modification du Code de procédure pénale, pour fixer une limite maximale, pour la détention provisoire a – 60 jours , après qu’elle a été transformée en une peine qui s’étend sur des années, sans condamnation judiciaire. Nous exiger également l’abolition de l’état d’urgence imposé il y a 4 ans en violation des dispositions de la Constitution.

 

Nous, membres de l’Union des forces nationales égyptiennes, pensons qu’il n’y a pas de droits de l’homme en Égypte sans un arrêt immédiat de la poursuite des défenseurs des droits de l’homme et des opposants dans le pays et à l’étranger, le droit d’expression, de manifestation pacifique, le respect de la liberté des médias et la déblocage de 600 sites et journaux numériques égyptiens

 

Comme le pense l’Union, le bon départ pour toute réforme commence par l’activation des textes constitutionnels sur la réconciliation sociétale et la justice transitionnelle, la libération de plus de 60 000 détenus, l’abolition des exécutions et le retour de dizaines de milliers d’exilés à l’étranger dans leur pays d’origine.

 

Par conséquent, la stratégie annoncée le 11 septembre 2021 était dépourvue des points précédents, ce qui en faisait une entrée dans le sujet par les portes tournantes qui nous ramènent au point zéro.

 

 

 

A.Nour

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