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Déclaration du Parti Ghad El-Thawra sur la Suspension de 130 Millions de Dollars d’Aide Militaire

Initiative de Dix Points pour la Réforme Politique et Juridique en Égypte

Déclaration du Parti Ghad El-Thawra sur la Suspension de 130 Millions de Dollars d’Aide Militaire

Initiative de Dix Points pour la Réforme Politique et Juridique en Égypte

<.. Depuis les vingt dernières années (depuis la fondation d’Al-Ghad en tant que mouvement populaire en 2000, puis en tant que parti, et ensuite de Ghad Al-Thawra en 2004), nous avons eu une position claire sur la nécessité de créer des alternatives allant réduire notre besoin d’aide étrangère en général, et d’aide militaire en particulier, tant au niveau local que national.

<.. Le programme du Parti, l’attitude des députés au parlement et le programme électoral pour les élections présidentielles de 2005 confirment qu’aucune partie étrangère ne voudra en aucun cas que l’aide apportée à l’Egypte soit annulée ou réduite. Au contraire, il souligne toujours que l’État Égyptien a l’obligation d’encourager ces aides dans le cadre de ses conditions et de sa dépense conformément à son objectif, et que cela aura des répercussions positives sur la vie et les droits du peuple Égyptien.

<.. Après la déclaration faite sous le titre de Stratégie Nationale des Droits de l’Homme, le Conseil Suprême du Parti Ghad Al-Thawra a discuté sur les questions relatives aux droits de l’homme en Égypte lors de sa réunion tenue le 14 Septembre 2021, a évalué sur la décision de suspendre la partie d’un million de dollars, et après le Congrès Américain, l’adoption d’une loi pour suspendre cette appropriation jusqu’à ce que de réels progrès aient été réalisés sur les droits de l’homme et les libertés en Egypte.

<.. Dans ce contexte, le point de vue du Parti est le suivant:

<.. Premièrement: La suspension de cette allocation d’aide militaire a des sens importantes en raison de l’importance du montant. Les plus importants d’entre eux sont : l’incapacité des autorités Égyptiennes à convaincre sérieusement le public étranger, leur malhonnêteté dans l’adoption de diverses stratégies, leur incapacité à prendre des mesures concrètes pour améliorer la situation actuelle, devenue critique dans le contexte des libertés générales et droits de l’homme en Egypte. En effet, la décision de recommandation numéro 372 aux pays du monde lors de la réunion d’évaluation périodique du Conseil des Droits de l’Homme ayant pour objet l’Égypte, ainsi que la déclaration conjointe de 31 pays publiée lors de la 46ème Session du Conseil des Droits de l’Homme en Mars 2021, et les rapports d’organisations internationales respectées des droits humains révèlent cette situation.

<.. Deuxièmement: Selon l’avis du Parti Ghad Al-Thawra; il y a une opinion nationale et internationale selon laquelle le régime Égyptien n’a pas la volonté politique nécessaire pour mener à bien des réformes juridiques et politiques authentiques et essentielles. Il n’y a eu aucun profit au régime de fournir des services régionaux ou d’organiser des réunions ouvertes (que le chef du régime a qualifié en tant que réunions “courageuses”). Ces types de réformes ne seront pas réalisées à travers des documents “fallacieux” qui tournent sur leur propre axe comme des « portes tournantes » et ne nous font même pas un pas de plus, au contraire, nous entraînent vers le point zéro. En effet, il existe des interprétations trompeuses, erronées et contradictoires du concept des droits de l’homme. Les constitutions Égyptiennes successives contredisent les obligations internationales que l’Égypte a signées et ratifiées. Les principaux d’entre eux sont le Pacte International de 1966 relatif aux Droits Civils et Politiques et d’autres Conventions Internationales Contraignantes.

<.. Troisièmement: Le Parti Ghad Al-Thawra est conscient des efforts et de l’argent que le régime a consacrés aux sociétés et aux lobbies Américains pour contrecarrer la récente décision de suspendre l’aide militaire. Cependant, nous pensons que le régime a choisi la mauvaise voie. La seule bonne voie, ce sont de véritables réformes pour remédier à la situation catastrophique des droits de l’homme. Cette situation, qui blesse la conscience de l’humanité, ne peut être ignorée en provoquant des enjeux latéraux et marginaux mis en avant par le régime pour tromper et orienter l’opinion publique. Au lieu de dépenser des efforts, de l’argent et du temps pour empêcher de telles décisions, le régime devrait prendre des mesures devant de véritables réformes en remplissant ses obligations internationales pour résoudre les problèmes qu’il n’a pas encore résolus.

<.. Quatrièmement: Le Parti Ghad Al-Thawra ne refuse pas ce qui peut être accepté et n’accepte pas ce qui devrait être refusé. Par conséquent, il accepte avec satisfaction toute mesure « authentique » visant à éliminer les causes qui ont conduit à l’aggravation de la situation politique et juridique en Égypte. Cependant, nous croyons fermement qu’il n’y a pas de sérieux et de sincérité envers toute étape de réforme. Tout ce qui est fait est de combler les lacunes qui émanent de l’odeur de la dictature “brute”. Or, il est possible d’être négligé à l’intérieur comme à l’extérieur. L’Egypte ne les mérite pas.

<.. Cinquièmement: Le Parti Ghad Al-Thawra présente sa vision sur les réformes et les mesures légitimes, au pays et à l’étranger, à travers les dix points suivants :

[Dix Points]

1) Les modifications constitutionnels intervenues en Avril 2019, les règlements les concernant et leurs conséquences, notamment la durée de la Présidence, devraient être annulés, on devrait faire retour aux textes originales des Constitutions de 2012 et 2014, qui fixent la durée de la présidence à quatre ans et empêchent d’être élu président plus d’une fois.

– Ici, nous voudrions souligner que les membres et fondateurs du Parti Ghad Al-Thawra et les personnes arrêtées pour s’être opposés à ces modifications constitutionnelles devraient être libérés immédiatement. Le principal d’entre eux est l’Ingénieur Ahmad Badawi, qui est emprisonné dans la Prison d’Al-Aqrab, célèbre depuis Avril 2019 par sa malfaisance, pour avoir porté une pancarte indiquant “Non Aux Amendements Constitutionnels”, ainsi que le Vice-Président du Parti Dr. Muhammad Muhyeddin et d’autres.

2) Tous les prisonniers politiques de tous les horizons, qu’ils soient détenus ou condamnés, devraient être libérés en raison de leurs attitudes et activités politiques.

3) Le Code des Procédures Pénales devrait être modifié, la durée de la détention devrait être limitée à un maximum de 60 jours, le montant de l’indemnité versée pour chaque jour passé en prison en cas d’acquittement devrait être augmenté de 5 livres égyptiennes à au moins 500 livres égyptiennes, et on doit renoncer à l’attitude de “fabrication” de nouveau crime pour les prisonniers politiques afin de prolonger la période de détention.

4) L’état d’urgence, imposé depuis quatre ans en violation de la constitution actuelle, doit être supprimé, la pratique consistant à renvoyer des civils devant des tribunaux militaires doit être supprimée, les condamnations prononcées contre eux doivent être annulées et leurs cas doivent être renvoyés aux tribunaux civils pour les nouveaux procès.

5) Le système judiciaire devrait être réformé, les procédures pénales devraient être menées en deux étapes et les cours d’appel devraient statuer comme des tribunaux civils sans rapport avec les faits, les preuves et d’autres questions, conformément aux principes d’un procès équitable.

6) Les processus d’enquête contre les défenseurs des droits humains, les organisations non gouvernementales, les partis politiques et les dissidents dans le pays et à l’étranger devraient prendre fin.

7) La liberté d’expression et le droit de manifester pacifiquement dans la Constitution devraient être autorisés, et les dispositions légales qui empêchent ces droits et libertés devraient être abolies.

8) La liberté du journalisme et des médias visuels doit être garantie, et les interdictions frappant près de 600 sites Web et journaux en ligne doivent être levées au motif qu’elles sont contraires à la constitution et aux lois.

9) Chaque Égyptien dans le pays et à l’étranger devrait être autorisé à obtenir un passeport, et les pratiques d’interdiction de voyager contre les militants et les défenseurs des droits humains et la confiscation de leurs biens sans décision judiciaire devraient cesser.

10) Conformément à la Constitution de 2014, les processus de réconciliation sociale doivent être initiés dans le cadre des principes de justice transitionnelle, et la logique de réciprocité et les sophismes vides qui n’offrent pas de garanties sérieuses pour de véritables intentions de réforme doivent être évitées.

<.. Le Parti Ghad Al-Thawra présente ces dix points au régime Égyptien, au public Égyptien dans le pays et à l’étranger, confirmant que le seul moyen est de lancer des réformes à long terme, et que le régime n’aura aucune crédibilité tant que ces dix points ne soient lancés.

 

Le Parti Ghad Al-Thawra

Paris, le 14 Septembre 2021

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